Nous retrouvons dans la communication orale deux modes de transmission : la sériation et la filiation.
La sériation se retrouve fréquemment dans notre vie, particulièrement
dans les médias oraux tels que la télévision ou la
radio où un émetteur transmet des informations à plusieurs
récepteurs. Le schéma 1 (ci-dessous) illustre bien cet exemple.
On parle aussi de sériation lors de la diffusion orale des premières
formes de récits. Avant que le mythe, le conte et la légende
ne soient écrits, ils se transmettaient de bouche à oreille.
Nous parlons dans ce cas de narrateur (N) et d’auditeur (A). Il s’agissait
d’une communication unilatérale où l’auditeur n’avait pas
la possibilité de répondre directement au narrateur. On se
taisait et on écoutait religieusement l’histoire racontée.
Cela permettait de communiquer avec un large public.
Shéma
1
Quant à la filiation, on dit de ce mode de communication qu’il est
bilatéral. Elle s’établit entre le narrateur et l’auditeur
qui alternent successivement leur rôle. Par exemple, lorsque l’on
transmet une information à une autre personne, celle-ci peut ensuite
devenir elle-même la narratrice en la retransmettant à une
autre personne qui elle, la retransmettra à une autre et ainsi de
suite. Cette situation de communication bilatérale est représentée
par le schéma 2.
Shéma
2
La communication orale comporte malheureusement un certain danger ; l’oubli.
Nous en avons eu l’exemple au cours de l’Histoire avec le peuple celte
qui a eu recours uniquement à la transmission orale pour perpétuer
ses connaissances. Résultat: lorsque le peuple est disparu, leur
savoir s’est envolé avec eux. C’est pourquoi il est plus prudent
de rédiger des textes qui constituent un médium de diffusion
plus vaste et plus durable, d’ailleurs comme dit le proverbe : "les paroles
s’envolent, les écrits restent".