Dans notre monde quotidien, dépendamment de nos religions et de nos croyances, se trouvent l’univers du sacré et l’univers du profane. C’est entre ces deux univers, où l’homme d’autrefois était tiraillé entre le ciel et l’enfer que sont apparus nombre de nos mythes et de nos légendes.
Le profane est pour l’homme, l’univers du dicible où, dans son petit train-train de vie habituel, rien ne vient ébranler la tranquillité des âmes sagement chrétiennes. Le profane est monde connu, certain, où nous nous trouvons en sécurité, où règnent l’ordre et la discipline. L’endroit où nous nous trouvons présentement, rationnel, où tout s’explique.
Tandis que, parallèlement à nous, se trouve Dieu. Son univers sacré est timidement présent pour nous aujourd’hui, mais était très envahissant pour les paysans d’autrefois. Déchirés continuellement entre le caractère ambivalent du bien et du mal, ils risquaient à tous moments d’enfreindre quelques règles sacrées. Et, si le sacré était souillé, alors il se transformait en maudit. Objets maudits, homme maudit de ses paroles blasphématoires, sacrilège infiltrant la brèche au monde paisible du profane. S’insinuaient le doute, la peur dans les pauvres esprits purs et émergeait dans leur univers, le diable sous toutes ses formes et ses acolytes : fées, lutins, loups-garous et bien d’autres.
C’est pourquoi malheureusement aujourd’hui, les mythes et les légendes disparaissent peu à peu. Les gens croient de moins en moins en Dieu et donc de moins en moins à cet univers sacré. Peuple athée, nous détruisons beaucoup de magie.